FADP : le Conseil des Diffuseurs et Éditeurs de Presse du Sénégal et l’Association des Éditeurs et Professionnels de la Presse en Ligne dénoncent une gestion jugée illégale
Le Conseil des Diffuseurs et Éditeurs de Presse du Sénégal (CDEPS) et l’Association des Éditeurs et Professionnels de la Presse en Ligne (APPEL) ont publié un communiqué conjoint pour dénoncer ce qu’ils qualifient de gestion « chaotique et manifestement illégale » du Fonds d’Appui et de Développement de la Presse (FADP) par le Ministère de la Communication du Sénégal.
Les deux organisations indiquent avoir adressé un courrier au ministre de tutelle afin de demander l’arrêt immédiat du processus de sélection en cours. Selon elles, ce processus violerait les principes d’équité et de légalité, notamment après l’Arrêt n°71 rendu le 11 décembre par la Cour suprême du Sénégal, qui a annulé les arrêtés ministériels servant de base au filtrage des médias via la plateforme numérique.
Le CDEPS et l’APPEL dénoncent également le délai très court accordé pour le dépôt des dossiers, fixé à seulement trois jours pendant une période de fêtes et de week-end. Une décision qu’ils considèrent comme une rupture d’égalité entre les entreprises de presse.
Les organisations critiquent aussi la convocation du Conseil de gestion pour les 29 et 30 décembre 2025, estimant qu’il serait impossible d’examiner sérieusement plus d’une centaine de dossiers complexes en si peu de temps.
Face à cette situation, le CDEPS et l’APPEL exigent le respect immédiat de la décision de la Cour suprême du Sénégal, la prorogation du délai de dépôt des dossiers ainsi que le réaménagement du calendrier du Conseil de gestion afin de garantir un processus transparent et conforme à la réglementation.
Enfin, les deux organisations appellent les acteurs de la presse et la société civile à se mobiliser pour défendre la survie d’une presse libre, professionnelle et respectueuse des lois au Sénégal.


