Justice ou règlement de comptes ? L’APR monte au créneau

À Dakar, le ton monte entre l’Alliance pour la République (APR) et les autorités judiciaires dans l’affaire impliquant Pape Malick Ndour, coordonnateur des cadres républicains. Dans un communiqué officiel, le parti exprime une indignation profonde et un désaccord total face à ce qu’il considère comme un traitement judiciaire préoccupant, aux allures de règlement de comptes politique.

L’APR pointe directement du doigt une procédure qu’elle juge attentatoire aux principes fondamentaux du procès équitable et aux droits de la défense. Selon le parti, la privation de liberté de Pape Malick Ndour reposerait essentiellement sur un rapport d’expertise issu d’un cabinet privé, établi sans débat contradictoire. Une démarche critiquée pour son manque de transparence, l’intéressé n’ayant ni été entendu, ni mis en mesure de présenter ses observations ou de contester les fondements techniques de cette expertise.

Dans son argumentaire, l’APR s’interroge sur les conditions de désignation de cet expert ainsi que sur le financement de sa mission, tout en dénonçant des conclusions qu’elle juge entachées de confusions et de contrevérités. Pour le parti, baser une privation de liberté sur un tel document constitue une dérive inquiétante.

Au-delà du cas individuel, l’APR estime que cette situation fragilise la confiance des citoyens envers l’institution judiciaire et alimente le sentiment d’une justice influencée. Elle rappelle que Pape Malick Ndour a toujours répondu aux convocations des autorités et respecté les mesures judiciaires, notamment son assignation à domicile sous surveillance électronique.

Dans ces conditions, le parti considère sa détention comme disproportionnée, au regard des principes de nécessité et de respect des libertés fondamentales. Il dénonce également une accumulation de procédures qui traduirait, selon lui, une volonté de faire taire une voix politique engagée.

Pour l’APR, le seul tort de Pape Malick Ndour serait d’avoir exercé librement son droit d’expression dans le cadre du débat démocratique. Face à cette situation, le parti appelle à une mobilisation citoyenne et républicaine en faveur d’une justice indépendante, équitable et respectueuse des droits.

Enfin, l’Alliance pour la République annonce la mise en place d’actions visant à contrer ce qu’elle qualifie de tentatives répétées de bâillonnement. Elle inscrit désormais cette affaire dans un combat plus large pour la défense des libertés publiques, du droit d’expression et des garanties fondamentales de l’État de droit.

Fait à Dakar, le 28 avril 2026.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *